Musique 6 novembre, 2008

Suite à aux élections présidentielles américaines de 2008, le rappeur Will.i.am s’est engagé à publier sur Internet une chanson intitulée It’s a New Day, en référence à la victoire historique de Barack Obama. “Elle s’inspire de l’Amérique, déclare le leader des Black Eyed Peas. Elle parle du triomphe d’Obama et rend hommage aux gens qui l’ont rendu possible, c’est-à-dire le peuple américain”. Soutien du candidat démocrate dès les premières heures de la campagne électorale, Will.i.am a créé un véritable buzz médiatique et populaire grâce à sa vidéo Yes We Can, diffusée sur YouTube depuis de longs mois et à redécouvrir ci-dessous.


De son côté, Nas a également écrit une chanson à l’occasion de cet événement politique majeur. En tournée en Norvège, il est entré en studio dans la matinée du 4 novembre afin d’enregistrer Election Night. Envoyé à la chaîne MTV par le producteur du rappeur, ce titre comporte le texte suivant : “How can I front ? Barack been campaigning like 21 months/ The whole country needs answers, while he has to deal with grandma dying from cancer/ He ain’t even got time to weep/ And we standing on line when we normally don’t/ People claim black people too lazy to vote.
De toute évidence, ces élections auront inspiré les artistes américains comme aucune autre auparavant.

Tout au long de la campagne électorale, les artistes américains n’auront ni caché leur préférence, ni mégoté leur enthousiasme devant la candidature de Barack Obama.
Encore samedi 1er novembre, Jay-Z s’exprimait lors d’un show organisé en Virginie dans ces termes : “Rosa Park s’est assise pour que Martin Luther King puisse marcher. Martin Luther King a marché pour que Barack Obama puisse courrir. Barack Obama court pour que nous puissions voler ! Je n’essaie pas de vous dire pour qui voter, mais simplement que l’élection du 4 novembre sera sûrement la plus importante de toute votre vie.
De son côté, Akon a déclaré qu’il quitterait le sol américain si le candidat républicain accèdait à la Maison Blanche : “Si Obama de remporte pas le scrutin, je vais changer de nationalité et retourner vivre en Afrique. J’ai bien trop peur que McCain devienne président… je pense même qu’il ne vivra pas encore huit ans, donc Sarah Palin finira par le remplacer. Mon dieu, c’est encore plus effrayant !” Il prend ainsi la suite de nombreux autres artistes, comme Seal ou encore Michael Stipe du groupe R.E.M., qui ont envisagé de quitter le pays en cas d’une défaite démocrate.

Benjamin Diamond:Cruise Control (Diamondtraxx) octobre 2008

Musique 27 octobre, 2008

On ne présente plus Benjamin Diamond. Auteur, compositeur, interprète producteur, DJ, manager, le garçon possède de nombreuses cordes à son arc que l’on aurait tort de réduire au seul tube “The music sounds better with you” dont il fût un des co-auteurs au sein du projet Stardust, en plein dans le buzz French touch.

Il dit lui-même au sujet de ce titre que “Ce titre a assurément changé ma vie, m’a fait connaître, et cela ne me gêne pas que l’on m’en parle encore, évidemment, cela fait un bout de temps maintenant, mais cela fait toujours plaisir, il est vrai que c’est devenu un classique“.

Grand bien lui fît, ce tube planétaire donc, lui permettant notamment de développer son label Diamondtraxx. Label au nom pour le moins electro et sur lequel sont pourtant signés essentiellement des groupes rock, voire pop comme l’ancien leader des mythiques Ride, Mark Gardener.

Label qui lui aussi apporte de l’eau à son moulin car “Cela donne forcément une autre vision des choses, en bien et aussi en mauvais, on passe du temps à la production donc moins à sa propre création que l’on doit mettre de côté, c’est une manière de faire, on pense dans la distance, c’est aussi pas facile de recevoir des coups de fil en tant que producteur et que l’on s’entende dire que SON disque n’a pas plu, on doit prendre de la distance et penser en producteur tout en étant le premier concerné, mais cela va dans les deux sens aussi, après, j’accepte tout à fait la critique, juste qu’il faut déveloper un peu et ne pas juste dire “Ce n’est pas bien”, et puis cela fait avancer“.

Il faut dire que le Benjamin est bien loin des stéréotypes electro et il affiche même fièrement une culture musicale plutôt rock et s’il se tourne volontiers vers Manchester, c’est autant pour regarder (écouter devrions-nous dire) du côté de l’Hacienda, mythique boîte de nuit qui vît passer quelques pointures derrière ses platines, que du côté de Joy Division. Deux entités de toute façon étroitement liées.

Tout cela pour dire qu’entre un séjour à la campagne et dans son studio parisien, Benjamin Diamond a créé, produit et enregistré Cruise Control (l’histoire ne dit pas s’il a emprunté ce nom à un célèbre équipementier informatique suisse) qui se retrouve aujourd’hui sur vos platines. Pas tout à fait seul, cependant, puisque Benjamin nous confiera lors d’un entretien qu’il avait reçu l’aide de Paul Kendallqui a apporté le côté critique et le fait de mettre sa patte et de me permettre de voir mon travail d’un oeil nouveau. Je suis très content du résultat. J’ai une confiance absolu en Paul. Cela m’a donné une distance face au résultat final“.

Précédé par un single décapant et tubesque, “Baby’s on fire“, dont nous vous avions dit le plus grand bien, ce disque était très attendu, avec tout de même une grosse interrogation en forme d’épée de Damocles : est-ce que le single, superbe amuse-bouche, ne serait pas la partie immergée de l’iceberg ? Le reste du disque sera-t-il à la hauteur ou bien fera-t-il pâle figure à côté de ce tube, certes, peut-être moins surprenant que “The music sounds better with you” mais tout aussi percutant ?

La réponse ne se fera pas attendre. Benjamin Diamond possède décidément un sacré sens du tube et ce “1000 lives” met assurément les pendules à l’heure. Diamond est bien autre chose qu’un DJ dans le vent.  C’est un véritable compositeur, qui sait trouver les mélodies qui font mouche et qui mêle intelligement rock electro et funk. Les machines n’étant définitivement pas pour lui le seul moyen de s’exprimer. Notamment lors des performances live : “Je prends plaisir à me retrouver avec un groupe, une formation réduite (clavier/machines/guitariste/batterie), une autre expérience que d’être derrière le micro et non pas derrière les machines, ça décomplexe beaucoup“.

Pour revenir à l’album qui nous intéresse, Cruise Control est une sorte de biographie sonore de l’artiste dans laquelle il passe en revue tous les genres musicaux dont il est friand. Et il le fait bien et sans complexe ni parodie.

Il ne faut pas s’étonner alors de retrouver une voix à l’érotisme certain qui lorgne du côté de Prince côtoyer un tube très anglais comme “The other side” entre The Family Cat et The La’s. On trouvera aussi un titre un rien frimeur, dans le bon sens du terme façon crooner, “1000 lives” qui nous rappelle les mélodies envoûtantes de Jack et la voix chaleureuse de son leader Anthony Reynolds, lui-même fan de Scott Walker et ses chansons gigognent. Cette balade qui concilie parfaitement pop très british et electro est une réussite totale et une clé pour décoder le reste du disque. Il dit d’ailleurs : “En fait, ce virage dit “pop” n’est pas une volonté en soit, ce sont mes influences et mes envies qui ont donnés cette couleur à ce nouvel opus“.

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La comédie musicale qui affole les ados

Musique 22 octobre, 2008

Après avoir fait un carton en téléfilm, le phénomène High school musical débarque aujourd’hui au cinéma. Cette comédie musicale des studios Disney, rythmée et proprette, met le feu chez les 6-14 ans. Entrons dans la danse…

Accoudée à une barrière de sécurité, Doriane, 12 ans, a du mal à contenir son excitation. Elle porte un tee-shirt rouge barré d’un High school argenté et attend frénétiquement que les idoles de sa jeune vie débarquent enfin. Bienvenue sur le trottoir du cinéma parisien le Grand Rex où, voici quelques jours, le troisième épisode de cette comédie musicale était projeté en avant-première et en présence de l’équipe. « J’me sens mal, j’me sens mal ! Enfin, je vais le voir, pour de vrai. » Qui ? « Ben… Zac Efron, celui qui joue Troy, le héros du film. Il est trop, trop beau. Il a des yeux bleus Caraïbes ! » Ah…

Autour d’elle, une ribambelle de copines gazouillent à loisirs, évoquant, par le menu, les qualités de ce jeune homme qui les transportent. « Il danse trop bien. » « Il chante trop bien. » « Il joue trop bien au basket », renchérit Samuel 11 ans, car les garçons sont aussi dans la danse. Devant le tapis rouge, forces de l’ordre et service de sécurité tentent de calmer tout ce jeune enthousiasme. « C’est dingue, confie un policier décontenancé. J’avais jamais entendu parler de ce truc, mais visiblement ça attire du monde. Ils sont énervés les gamins » Et il n’a pas tout vu.

À l’intérieur du cinéma, on frise l’hystérie. Avant la projection du film, des extraits des précédents épisodes sont diffusés. À chaque apparition de Troy et de son amoureuse Gabriella, des cris prépubères à vous déchirer les tympans jaillissent dans la salle. À tour de rôle, des pères de famille, venus accompagner leurs progénitures, sortent pour respirer. Parmi eux, le réalisateur Luc Besson. « Ce n’est plus notre âge », lâche-t-il dans un sourire.

Le « coeur de cible »? Dès l’école primaire et jusqu’au début du collège. Et là, ça marche à plein tube. Pour bien comprendre le phénomène, rembobinons trois ans arrière. Aux États-Unis, les studios Disney sont alors en quête d’une nouvelle idée, une histoire fédératrice.

Le succès des émissions de télévision comme American Idol (l’équivalent US de la Star Ac’) met la puce à l’oreille de Gary Marsh, l’un des patrons de Disney. Les jeunes s’identifient facilement à ces nouvelles vedettes sorties de nulle part, la musique les réunit : voilà un bon point de départ. Imaginons donc un lycée modèle américain, sans armes ni violences, prenons quelques ados bien stéréotypés, le beau gentil, la brune amoureuse, la blonde pimbêche et le black sympa… Créons une musique rythmée, sucrée, des chorégraphies endiablées et secouons le tout. Et voilà une comédie musicale bien balancée, très familiale, qui connaît rapidement un succès foudroyant sur Disney Channel. Un deuxième épisode est rapidement mis en route. Le soir de sa première diffusion aux États-Unis, il dépasse les 18 millions de téléspectateurs. Un record pour une chaîne câblée.

« High school est une chronique joyeuse des années ados, elle fait rêver les jeunes, estime Hélène Etzi, vice-présidente de Disney télévision France. Ils peuvent facilement s’identifier aux héros et le message est simple : crois en toi et tu iras au bout de tes rêves. » Basique mais efficace. Aujourd’hui, plus de 400 millions de personnes dans le monde ont vu l’un des films. Et les recettes des produits dérivés ont bondi de 400 millions à 2,7 milliards de dollars !

Retour devant le Grand Rex. Julien, 20 ans (presque un vieux dans l’assistance), attend cette soirée avec impatience. « Chaque génération a une comédie musicale qui lui parle, de Fame à Moulin Rouge. Pour moi, c’est celle-là. Elle fait référence à mes années lycée, à la peur de grandir, aux amours de jeunesse. Je connais les chansons par coeur, je suis même capable de danser certaines chorégraphies. »

Comme lui, ils sont des milliers de fans à consulter régulièrement sur Internet le blog de Maxime Gueny, 21 ans, entièrement dédié au film (www.highschoolmusical.musicblog.fr). « Environ 4 000 personnes se connectent par jour, explique-t-il. Ils viennent chercher des infos, des vidéos sur leurs héros préférés. » Étudiant en information et communication, il a créé lui-même ce site. Maxime était d’ailleurs invité, au même titre que les journalistes des médias nationaux, à la conférence de presse de l’équipe du film. « Aujourd’hui, mon blog est un média entre les artistes et les fans. Je crée du buzz(de la circulation d’infos) sur le Net. »

Admiratif du travail des studios Disney, il reste lucide sur le contenu. « Disney a su donner une image idéale, presque magique des adolescents américains en quête de réussite personnelle. Tout est beau, lisse… En même temps, dans des périodes de doute, je crois que cela fait du bien. »

Reste à savoir comment, dans la vraie vie, ces acteurs âgés d’une vingtaine d’années vont gérer ce succès planétaire et le salaire qui va avec. Les précédents poulains sortis de l’écurie Disney ont du mal à revenir dans la vraie vie. La chanteuse Britney Spears et la jeune actrice Lindsay Lohan ont toutes deux régulièrement défrayé la chronique et pris des abonnements aux cures de désintoxication.

Philippe LEMOINE.

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Crise: Le chanteur français Alain Souchon offre sur internet une chanson sur les parachutes dorés

Musique 9 octobre, 2008

Le chanteur français Alain Souchon, dont le prochain album sortira le 1er décembre, offre sur son site internet une chanson intitulée “Parachute doré” pour évoquer à sa manière la “crise financière grave” que connaît l’économie mondiale.

Pour obtenir la chanson, l’internaute doit s’inscrire sur le site www.alainsouchon.net, en donnant une adresse mail et en acceptant de recevoir la newsletter concernant l’actualité du chanteur. Quelques instants après, il reçoit gratuitement sur son e-mail un fichier mp3 de “Parachute doré”, qui dure un peu plus de quatre minutes et dans laquelle Souchon se met dans la peau d’un grand patron.

“Adieu mégaphones, adieux calicots, adieu représentants syndicaux! A moi le soleil et le calypso, la nana et la noix de coco. A moi les alizés, les vents tropicaux”, disent les paroles, marquées par l’ironie propre à Souchon.

“En Chine l’usine on délocalise. (…) La boîte a coulé mais pouce! On va se la couler douce (…). La pilule on va se la dorer, j’ai le parachute doré!”, dit encore le texte, sur un rythme tropical.

“Un parachute doré, c’est extra. Vous merdez complètement une boîte et on vous donne plein d’argent”, commente par ailleurs le chanteur dans une vidéo au ton humoristique mise en ligne sur son site.

“La chanson est gratuite. Je vous la donne puisque de toute façon plus rien ne marche dans le show-business”, ajoute le chanteur populaire, âgé de 64 ans, dans une allusion à la crise des ventes de disques, dans une vidéo mise en ligne sur son site.

Son nouvel album, dont la chanson est extraite, aurait initialement dû sortir le 15 octobre mais a été décalé au 1er décembre à cause de la “crise financière grave”, poursuit-il sur le ton de la boutade.

Les “parachutes dorés”, indemnités de départ de plusieurs grands patrons, ont récemment suscité la polémique en France, notamment ceux des ex-dirigeants d’Alcatel-Lucent Patricia Russo (6 millions d’euros) et Serge Tchuruk et de l’ancien coprésident exécutif d’EADS, Noël Forgeard (8,5 millions d’euros).

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Carla Bruni et Julien Doré en tête-à-tête

Musique 25 septembre, 2008

La première dame de France et le vainqueur de la Nouvelle Star chanteront en duo lors d’un show télévisé.

Julien Doré et Carla Bruni ? Voici un duo que le public pourra découvrir à l’occasion du prochain numéro de “Taratata” le 1er octobre. Les deux artistes ont enregistré une reprise de “Anyone Else But You” des Moldy Peaches, titre qui a récemment refait surface pour avoir été utilisé sur la bande originale du film indépendant américain “Juno”. Quelques images de ce duo ont déjà filtré sur Internet afin de déjà créer un mini-buzz en attendant sa diffusion à la télévision.

En marge de cette escapade musicale, Julien Doré poursuit sa route en sortant un deuxième single issu de son premier album “Ersatz” intitulé “Les Figures imposées”. Il sera sur scène à Paris et en province cet hiver afin de défendre ce projet, qui se serait déjà écoulé à près de 100 000 unités. Quant à Carla Bruni, son opus “Comme si de rien n’était” est toujours huitième du classement des meilleures ventes de disques.

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